Depuis sa mise en service, la première phase du métro léger d'Astana, au Kazakhstan, première ligne de métro léger d'Asie centrale, a enregistré un trafic quotidien de plus de 70 000 passagers. Alliant technologies de construction chinoises et spécificités locales, cette infrastructure moderne a transformé les habitudes de déplacement des habitants et insufflé un nouvel élan au développement de la capitale.

À la sortie de l'université, Hasyet Halenbek a rejoint le chantier du métro léger d'Astana en tant que technicien stagiaire. Pendant plusieurs années, il a travaillé en première ligne sur le chantier et a été témoin de chaque étape du projet, des travaux de fondation à la pose des poutres, jusqu'à la mise en service de la ligne. C'est aussi sur ce chantier, aux côtés de ses collègues kazakhs, qu'il a rencontré celle qui allait partager sa vie. Aujourd'hui, ce « dragon d'acier » incarne à ses yeux bien plus qu'un ouvrage d'ingénierie : il porte les responsabilités envers sa famille et les espoirs qu'il nourrit pour l'avenir. Reliant la ville du nord au sud, il facilite les déplacements quotidiens et contribue au bien-être de nombreux habitants.

« Avant, il me fallait plus d'une heure pour me rendre au travail en voiture. Maintenant, avec le métro léger, une vingtaine de minutes suffisent. C'est vraiment pratique ! », se réjouit Alima Abdikhadyr, une habitante d'Astana. Pour elle, le métro léger ne fait pas que réduire les temps de trajet : il rapproche aussi les habitants et facilite les retrouvailles en famille. Plus écologique, ce mode de transport insuffle une nouvelle vitalité à la ville.

CSCEC a réalisé 18,34 kilomètres de la ligne, qui compte 14 stations, 15 interstations et un dépôt de rames. Le projet a été construit selon des normes chinoises, avec des technologies et des équipements chinois.
Le pont en arc métallique enjambant la rivière Ishim a constitué l'un des ouvrages les plus complexes du projet. Pour assembler les segments de l'arc, les équipes ont eu recours à un robot de soudage développé en Chine. Une méthode de construction innovante, consistant à installer d'abord la poutre avant de monter l'arc, a permis de mener les travaux à bien avec efficacité, selon un principe comparable à l'assemblage de blocs de construction. Le soudage robotisé a garanti la précision et la régularité des soudures de la nervure principale de l'arc, tandis que la préfabrication a permis de réduire sensiblement les risques liés aux travaux dans un environnement hydrologique complexe.
