Le prestigieux Prix Versailles a récemment dévoilé la sélection 2026 des plus beaux musées du monde. Le nouveau pavillon du Musée des sciences et technologies de Shenzhen, réalisé par CSCEC, en fait partie.

Créé sous l'égide de l'UNESCO et de l'Union internationale des architectes (UIA), le Prix Versailles, référence mondiale en matière d'architecture contemporaine, est l'une des distinctions internationales les plus prestigieuses et influentes dans le domaine des bâtiments publics et commerciaux.
Situé au cœur du parc scientifique du district de Guangming, le nouveau pavillon du musée culmine à 57 mètres et couvre une superficie construite d'environ 128 300 mètres carrés. Il ambitionne de devenir un pôle scientifique public de premier plan dédié aux expositions, à la diffusion des connaissances, aux échanges académiques, à la promotion de l'innovation, à la valorisation urbaine ainsi qu'aux loisirs scientifiques et technologiques.

Conçu par Zaha Hadid Architects, cabinet d'architecture de renommée internationale, le bâtiment adopte une esthétique résolument futuriste. Sa silhouette évoque un vaisseau spatial de science-fiction prêt au décollage. Son ouverture en forme de U abrite un vaste atrium à plusieurs niveaux, assurant une continuité fluide entre les espaces extérieurs et les galeries d'exposition consacrées aux sciences et aux technologies. Cette conception architecturale offre un cadre idéal à la présentation de technologies de pointe telles que l'aérospatiale, l'intelligence artificielle ou encore les compétitions de drones.
Le musée accueille 25 expositions thématiques réparties dans cinq halls. Fidèle au concept selon lequel « le bâtiment lui-même constitue une exposition », CSCEC y a intégré 34 nouvelles technologies, 14 procédés innovants, 12 nouveaux matériaux ainsi que 3 réalisations technologiques de niveau mondial au sein d'une plateforme intelligente intégrée, mettant en valeur les dernières avancées de la construction.
S'étendant sur plus de 60 000 mètres carrés, les murs-rideaux du musée sont composés de plus de 90 000 panneaux en acier inoxydable de dimensions variées. Selon les conditions météorologiques et la lumière du jour, les courbes des panneaux métalliques gris foncé produisent des effets visuels évoquant des phénomènes cosmiques tels que les aurores boréales, les nébuleuses ou les éruptions solaires, créant un spectaculaire jeu d'ombres et de lumières. Pour parvenir à ce rendu, les équipes du projet ont relevé le défi de l'optimisation du procédé de coloration Inco de l'acier inoxydable grâce à un processus en six étapes — nivellement, polissage, huilage, sablage, gaufrage et coloration — permettant de prolonger la durée de vie des panneaux métalliques au-delà de vingt ans.

L'aménagement intérieur reprend l'esthétique traditionnelle du « vide », renforçant la sensation d'espace et de respiration, et offrant aux visiteurs une expérience visuelle immersive et propice à l'imagination.

Le vaste atrium sans colonnes est surmonté d'une immense charpente métallique. Cette dernière, la plus grande structure métallique du bâtiment, pèse près de 2 200 tonnes et présente une portée maximale de 72 mètres. CSCEC a réalisé le levage et le positionnement de la structure à 33 mètres de hauteur, avec une précision millimétrique.

Depuis son ouverture, le musée a déjà accueilli plus de 4 millions de visiteurs et affiche un taux de satisfaction du public supérieur à 90 %.